Comme vous l'avez peut-être remarqué
des travaux importants
de déploiement du chauffage urbain
sont en cours sur les quartiers
de Montmein, des Combattants etc.
La Métropole de Lyon a confié à Coriance, dans le cadre d’une Délégation de Service Public, l’exploitation du réseau de chauffage urbain du sud-ouest Lyonnais.
À terme, un réseau de 38 kilomètres alimentera l’équivalent de 14 500 logements répartis sur les communes de La Mulatière, Saint-Genis-Laval et Oullins-Pierre-Bénite.
Le chauffage urbain sera opérationnel
dès la saison de chauffe 2026-2027
pour le quartier de Montmein.
Ces travaux de déploiement du réseau de chaleur
vont se poursuivre à Oullins
et le chauffage urbain va arriver rapidement
à proximité de notre résidence.
Notre copropriété sera donc concernée dans les prochains mois. Se présentera alors l'opportunité de réaliser des économies substantielles, entre autre d'échapper aux taxes punitives qui ne cesseront pas d'augmenter comme l'annonce le législateur (TICGN ou Accises pour utilisation d'énergie carbonée (gaz).
Pour notre copropriété le coût actuel
de la taxe punitive,
pour une saison de chauffe,
représente un peu plus de 40 000 euros.
Nous ne manquerons pas d'étudier tous les éléments d'économies possibles allant dans le sens des intérêts généraux de notre copropriété et de vous rendre compte de nos conclusions.
Quelques éléments techniques :
La station d’épuration d’Oullins Pierre-Bénite
bientôt connectée au réseau de chaleur du Sud-Ouest.
La Métropole de Lyon déploie un réseau de chaleur urbain sur les communes de La Mulatière, Oullins-Pierre-Bénite et Saint-Genis-Laval, en collaboration avec les municipalités.
Ce réseau sera alimenté à 100 % par des énergies renouvelables et de récupération, dont une partie proviendra de la valorisation de chaleur fatale issue de la station de traitement des eaux usées (STEP) d’Oullins-Pierre-Bénite.
Transformer la chaleur perdue en énergie utile.
Sur la station d’épuration, une partie importante de la chaleur produite est récupérée pour être valorisée. Cette chaleur dite « fatale » est captée à deux endroits clés :
1- Le bâtiment de traitement de l’eau : l’eau filtrée, appelée « eau claire », sort à une température moyenne de 15°C. Ce n’est pas suffisant pour un usage direct, donc des pompes à chaleur électriques sont utilisées pour l’amener à un niveau utile.
2- Le bâtiment d’incinération des boues : ici, la chaleur est récupérée sur les deux circuits de refroidissement :
Le circuit des condensats (environ 60°C), qui nécessite une rehausse de température, via des pompes à chaleur électriques et une pompe à chaleur à absorption.
Le circuit d’huile thermique (environ 200°C), trop chaud pour un usage direct. L’innovation ici est d’utiliser cette chaleur très élevée pour alimenter la pompe à chaleur à absorption et ainsi économiser de l’électricité.
Des infrastructures dédiées à la valorisation énergétique.
Pour permettre la mise en œuvre de ce projet, trois bâtiments techniques sont en cours de construction à proximité de la STEP :
Un local de transfert de chaleur, assurant la liaison entre la STEP et le réseau de chaleur urbain,
Un local de valorisation de la chaleur, où sont installées les pompes à chaleur,
Une chaufferie biogaz de secours, garantissant la continuité de service en cas de besoin.
Parallèlement, des travaux de création du réseau sont en cours depuis début juillet sur le Chemin du Barrage, à proximité de la station d’épuration, et dureront tout l’été. Les travaux se poursuivront sur le Chemin d’Yvours dès septembre. Ces travaux permettront à terme de raccorder la nouvelle centrale thermique aux bâtiments desservis. Les premières livraisons de chaleur aux abonnés sont prévues courant 2026, marquant une étape importante vers une transition énergétique locale.